SALAMIN

Vieille famille d'Anniviers, dont le nom a passé par les formes Salamyn, Salaming et Salamin.
Elle apparaît avec Guillaume Salamyn, propriétaire d'un pré à Ayer vers 1300.
Jaquemet figure parmi les représentants de Saint-Luc pour le rachat des droits de sires de Rarogne en 1460. Jean, âgé de plus de 70 ans, et Maurice, tous deux de Saint-Luc, déposent en 1568 dans une enquête sur les limites de Saint-Luc et Vissoie; un autre Jean vend à la communauté de Saint-Luc, en 1597, une propriété pour y construire la maison de commune. Georges est producteur de Saint-Luc dans un différend en 1655; Gaspard. vice-châtelain d'Anniviers lors de la confirmation des franchises en 1727; Mathias, conseiller de Saint-Luc 1804, 1811, vice-président 1806; Benoît-Mathias (1798-1879), vicaire à Ayent 1838, assistant à Grône 1844, curé de Vercorin 1858, administrateur de Chalais 1864, curé de Chippis 1865 à sa mort; Adolphe, né en 1896, capucin sous le nom de père Théophane, prêtre 1924, missionnaire aux Seychelles 1925; Michel, né en 1929, Dr ès lettres, professeur au collège de Sion, historien.
La famille s'est répandue dans le val d'Anniviers et dans la région de Sierre. Marie Antille, femme de Joseph Salamin est marraine d'une cloche pour l'église de Vissoie en 1785; Benoît (1844-1934), de Vissoie, est recteur de La Sage 1878, vicaire à Vissoie 1882, curé de Chandolin 1888, premier curé de Salins 1895-1907, puis aumônier de l'institut de Gérondes a Sierre, Thomas est grand-procureur du quartier de Plan en 1719.
Dans ses différentes branches, la famille est bourgeoise de Saint-Luc, Ayer, Vissoie, Chippis et Sierre avant 1800. Une branche, bourgeoise de Granges depuis le XIXe siècle, est devenue aussi bourgeoise de Sierre par l'union des communes en 1972; des rameaux de Saint-Luc ont été agrégés à Grimentz en 1907 et 1911, ainsi qu'à Bernex (GE) en 1959